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PEB, chauffage biomasse et valeur de votre patrimoine immobilier

17 September 2026

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PEB, chauffage biomasse et valeur de votre patrimoine immobilier

En Belgique, et plus particulièrement en Wallonie, la performance énergétique des bâtiments occupe une place de plus en plus importante dans le secteur immobilier.

Le certificat PEB, pour « Performance Énergétique des Bâtiments », est aujourd’hui un élément incontournable lors de la vente ou de la location d’un logement. Il y a encore quelques années, ce certificat était souvent perçu par les candidats acquéreurs comme une formalité administrative parmi d’autres. On regardait avant tout la localisation, le prix, la superficie, le terrain, le cachet de l’ensemble, le nombre de chambres ou encore l’état général de la maison.

Le PEB était bien présent dans le dossier de vente, mais il n’était pas nécessairement déterminant dans la décision d’achat.

Cette situation est en train de changer.

La performance énergétique prend progressivement une place beaucoup plus importante dans les critères qui déterminent le choix d’une maison en Wallonie. Le certificat PEB doit désormais apparaître dans les publicités immobilières et permet aux candidats acquéreurs de comparer directement les performances énergétiques des biens proposés.

Cette évolution s’explique notamment par une meilleure sensibilisation des acheteurs, mais également par l’augmentation du coût de l’énergie et par la prise de conscience du montant que peuvent représenter certains travaux de rénovation énergétique.

Lorsqu’un acheteur visite aujourd’hui une maison affichant un mauvais PEB, il ne voit donc plus uniquement une consommation énergétique importante : il peut également y voir plusieurs dizaines de milliers d’euros de travaux potentiels.

Le marché immobilier commence d’ailleurs à traduire cette réalité dans les prix. Une étude de la Banque nationale de Belgique montre que la performance énergétique est devenue un facteur déterminant du prix des logements, tant en Wallonie qu’en Flandre. En Wallonie, les maisons présentant de bonnes performances énergétiques bénéficient d’une prime de prix, tandis que les logements moins performants subissent une décote.

Comment fonctionne le PEB ?

Le PEB permet d’évaluer la performance énergétique théorique d’un bâtiment et de lui attribuer une classe allant de A++ à G. Cette évaluation tient compte de différents éléments, parmi lesquels la qualité de l’isolation, les fenêtres, la ventilation, le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et, plus largement, les caractéristiques énergétiques du bâtiment.

Parmi ces éléments, le système de chauffage joue naturellement un rôle important. Le chauffage représente généralement une part significative des besoins énergétiques d’une habitation et le remplacement d’une ancienne installation par un système plus performant peut donc contribuer à améliorer sensiblement la performance énergétique du logement.

C’est dans ce contexte que le chauffage à la biomasse, notamment au travers de chaudières ou de poêles à pellets, présente un intérêt particulier.

Les pellets sont issus de la biomasse et constituent une source d’énergie renouvelable. Les appareils biomasse modernes offrent par ailleurs de très bons rendements et permettent une utilisation automatisée et optimisée. Ils peuvent ainsi constituer une solution intéressante pour remplacer certaines installations anciennes fonctionnant encore au mazout ou avec d’autres combustibles fossiles.

Il va toutefois de soi que l’installation d’un système de chauffage à pellets ne suffit pas, à elle seule, à obtenir un bon PEB. La performance énergétique d’une habitation dépend de l’ensemble du bâtiment et de ses équipements, et pas uniquement du mode de chauffage utilisé.

Le véritable intérêt du chauffage biomasse apparaît donc lorsqu’il s’inscrit dans une approche globale. Une bonne isolation de la toiture et des murs — dans la mesure du possible, notamment lorsque le cachet architectural du bâtiment ou une façade classée impose certaines contraintes —, des fenêtres performantes, une ventilation adaptée, un système de chauffage biomasse efficace et, lorsque cela est pertinent, la production d’énergie renouvelable par des panneaux photovoltaïques peuvent former un ensemble cohérent.

C’est cette combinaison de mesures qui permet réellement d’améliorer la performance énergétique globale d’un bâtiment.

Qu’en est-il des choix énergétiques ?

La volonté des pouvoirs publics belges a notamment été d’accompagner progressivement la sortie des combustibles fossiles, en particulier du mazout dans les nouvelles constructions. Depuis 2026, l’installation d’une chaudière au mazout est ainsi interdite dans les bâtiments neufs.

Dans le cadre de cette transition énergétique, la biomasse a longtemps été considérée comme l’une des solutions permettant de valoriser une ressource renouvelable et disponible localement. En Wallonie, où la filière bois occupe une place importante, cette énergie conserve aujourd’hui un rôle dans le mix énergétique régional, notamment au travers des dispositifs d’aide et des primes qui peuvent soutenir, sous certaines conditions, l’installation de systèmes de chauffage biomasse.

Dans le même temps, les pouvoirs publics mettent de plus en plus l’accent sur l’électrification du chauffage et sur le développement des pompes à chaleur.

À nos yeux, ces différentes solutions ne doivent pas nécessairement être opposées. Les pompes à chaleur et le chauffage biomasse peuvent parfaitement trouver leur place dans un même paysage énergétique, en fonction des caractéristiques du bâtiment, de son niveau d’isolation, de ses besoins en chaleur et des habitudes de ses occupants.

Une pompe à chaleur peut être particulièrement pertinente dans une maison récente et bien isolée, tandis qu’une chaudière à pellets peut constituer une solution intéressante dans une habitation existante nécessitant davantage de puissance ou disposant déjà d’un réseau de chauffage central avec radiateurs ou chauffage par le sol.

Dans certains cas, les deux technologies peuvent même être complémentaires. Une pompe à chaleur peut par exemple assurer une partie des besoins de chauffage tandis qu’un poêle à pellets apporte un complément de chaleur lors des périodes les plus froides ou permet d’améliorer le confort dans les pièces de vie.

L’essentiel est donc, selon nous, de raisonner en fonction du bâtiment et de ses besoins plutôt que d’opposer systématiquement les différentes technologies.

 Et demain, quelle valeur pour votre patrimoine immobilier ?

La place du PEB parmi les critères d’achat devrait continuer à s’accentuer dans les prochaines années.

Les nouvelles constructions répondent déjà à des exigences énergétiques élevées et les politiques européennes et régionales poussent progressivement le parc immobilier vers davantage d’efficacité énergétique et d’utilisation des énergies renouvelables.

Dans ce contexte, les logements très énergivores pourraient être confrontés à une pression croissante sur leur valeur, notamment parce que les futurs acquéreurs intégreront dans leur décision le coût des travaux nécessaires pour améliorer le bâtiment.

À l’inverse, un logement ayant déjà bénéficié d’investissements importants dans son isolation et ses équipements énergétiques peut devenir plus attractif.

Le propriétaire qui améliore aujourd’hui la performance énergétique de son bâtiment ne cherche donc pas uniquement à réduire sa consommation : il contribue également à diminuer les investissements que devra éventuellement supporter un futur acquéreur.

C’est particulièrement important lorsqu’on raisonne sur le long terme.

Un investissement immobilier est en effet souvent considéré comme un « achat d’une vie », voire comme un bien destiné à être transmis à sa descendance. Il serait donc dommage de se limiter à la classe PEB actuelle sans se demander comment le bien sera perçu dans le futur et quel pourrait être l’impact de sa performance énergétique sur sa valeur.

Dans cette perspective, une chaudière biomasse récente peut constituer un atout supplémentaire pour un logement. Elle permet de disposer d’un système de chauffage moderne et performant, de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et de s’inscrire dans une logique d’utilisation d’une énergie renouvelable.

En résumé

Dans un marché immobilier où la performance énergétique prend une importance croissante, investir dans la qualité énergétique d’un bâtiment peut ainsi être considéré comme un véritable investissement patrimonial.

Une maison bien isolée, équipée d’un système de chauffage performant faisant appel à une énergie renouvelable, sera probablement mieux armée pour conserver son attractivité et sa valeur dans le temps.

Même si ces rénovations et investissements peuvent parfois sembler importants, il existe et il existera probablement encore à l’avenir différents dispositifs d’aide, tant régionaux que locaux, susceptibles de soutenir certains travaux sous conditions.

Améliorer aujourd’hui la performance énergétique de son logement, c’est donc non seulement améliorer son confort et maîtriser ses consommations, mais aussi contribuer à préserver la valeur de son patrimoine pour demain.